Parvathy
Baul : voix, ektârâ et duggî, ghungurû, nûpur
La plupart du temps, Parvathy chante et danse en s’accompagnant
à l’ektârâ et au duggî. Bien qu’elle
suive le style vocal de son guru Baul, elle y imprime toujours une saveur
et une énergie qui lui sont propres. Quant à sa manière
de danser, très particulière par la lenteur de ses mouvements,
elle remonte au maître légendaire Nithay Khepa, maître
de Sanathan Das. Parvathy est totalement dédiée à
sa pratique. Bien que vivant aujourd’hui au Kerala, elle retourne
chaque année au Bengale afin de poursuivre et d’approfondir
son apprentissage auprès de son maître.
Viswanath Das Baul : ânanda-laharî,
ektârâ et duggî
Âgé de 42 ans, Viswanath est le fils aîné de
Sanathan Das Baul, le maître de Parvathy. Depuis son enfance, il
accompagne son père dans ses pérégrinations et chante
presque toujours avec lui lors de ses prestations publiques. Il a été
initié à la voie des bâuls par le maître Birajanandaji
- Khepa Baba Shri Manohar Thakur – aujourd’hui âgé
de 109 ans. Viswanath a composé de nombreux poèmes, et son
chant accompagné à l’ektârâ et au duggî
demeure très proche de celui de son père, à la croisée
des styles de Bhirbum et de Bakura.
Somen Baul : ânanda-laharî
Né dans une famille d’artistes de théâtre populaire
de Beldanga, dans la région de Murshidabad, Somen Baul a ressenti
très jeune l’appel de la voie bâul. Il a appris le
chant et les pratiques spirituelles auprès du maître Manohar
Goswami, qui représente la quinzième génération
d’une lignée remontant à Caitanya Mahâprabhu.
Aujourd’hui âgé de 48 ans, Somen chante en s’accompagnant
à l’ânanda-laharî dans un style d’une grande
pureté. Il a une approche très radicale et très disciplinée
de la pratique de la musique et de la danse.
Khijmat Ali Fakir : dotârâ
Khijmat a été initié aux pratiques soufies par son
père Kader Fakir. Originaire de Fazilnagar, il a aussi voyagé
dans tout le Bengale pour collecter des chants. Aujourd’hui âgé
de 61 ans, il chante et joue du luth dotârâ. Sa danse est
très belle et sobre, sans aucune ostentation. En tant que soliste,
il est spécialisé dans l’interprétation des
chants de Lalan Fakir, et son style est caractéristique du district
de Nadia. Khijmat Ali Fakir connaît plus de 700 chants par cœur,
appris par tradition purement orale, du fait qu’il ne sait ni lire,
ni écrire. Il vit dans une petite hutte avec son épouse
et leurs deux enfants adoptifs.
Anasad Sheik : sârindâ
Parvathy rencontra Anasad pour la première fois au poush-melâ
de Santiniketan. Très impressionnée par la force de sa personnalité,
elle lui proposa spontanément de se joindre au groupe. Anasad joue
ici du sârindâ, un instrument à archet d’origine
ancienne ; mais il est également violoniste. Il vient d’une
famille de fakir bâuls de la région de Burdwam, dans le Bengale
septentrional, dédiée depuis plusieurs générations
au chant, au jeu
et à la fabrication du sârindâ. |